Nous quittons Cairns fatigués et en manque de nature. Trop de voitures, trop de bruit et surtout trop de monde.
Mission beach a comme senti notre état d’esprit et nous a comblés.
Où ailleurs qu’en Australie peut-on croiser dans la même journée un Casoar et ses 3 petits, des tortues de mer, des araignées géantes, des varans acrobates (lace monitor), des milliers d’araignées de mer en vadrouille et des papillons partout où l’on pose les yeux ?
Nous faisons honneur au dernier bout de forêt tropicale avant de redescendre vers le sud en effectuant deux belles randonnées à Mission beach.
Tôt le matin nous sommes sans aucun doute les premiers à fouler le chemin. Des dizaines et dizaines de toiles d’araignées dentellent le sentier, transformant la rando en une épreuve d’agilité et d’observation. Armés d’un bâton, nous défaisons des toiles que l’on ne peut éviter, une tous les 10m (sur 4km ça en fait des toiles !), veillant à ne pas rentrer dedans par mégarde. Au passage on croise de beaux spécimens. On sait maintenant que les araignées qui nous tombent dessus ne nous piquent pas et s’empressent de s’enfuir, et que les plus gros specimens (15cm) sont généralement bien au dessus de notre tête (ouf).
Ici les varans se sont adaptés à leur habitat, et dès qu’ils sont dérangés, on peut voir ces gros lézards d’1m40 grimper aux arbres plus facilement qu’un chat.
Nous longeons maintenant la côte. Tantôt sur la plage, tantôt dans la forêt. Nous passons un petit pont de bois lorsque Nico me dit de m’immobiliser. A 3m sur notre gauche sous le pont, un casoar à casque et ses trois petits.
L’oiseau mesure 1m70, c’est un male, et il prend soin des œufs puis des petits jusqu’à ce qu’ils soient indépendants. Noir, massif (70kg) ce cousin de l’émeu a une tête distinctive. Une corne / casque surplombe sa tête. Son cou et sa face sont turquoise et bleu, sa nuque est verte et deux caroncules rouges (comme une crète de coq) pendent de son cou.
Ses pattes se terminent en trois doigts monstrueux et une griffe acérée comme un poignard.
On a l’impression d’être en face d’un animal préhistorique (ou venant d’une autre planète, on sait pas trop).
Il est accompagné de 3 petits, ce qui le rend méfiant, voire dangereux.
Silencieux, nous les photographions et les observons. L’un des petits est allongé juste en dessous et nous regarde. Un autre semble nerveux.
D’un coup le papa se retourne, nous fait face, puis il se rapproche, monte le talus et grimpe sur le petit pont. Nous nous empressons de nous reculer, ne sachant pas s’il veut s’enfuir ou nous attaquer. Heureusement il opte pour la première solution, et remonte les marches du sentiers, ses trois petits (d’1m déjà) le suivant en une lente procession. Ravis d’avoir rencontré ce symbole de la région menacé de disparition, nous atteignons la plage. Nous jouons comme des gamins dans le sable, entre les bras de mer, avec les petites boules formées par les crabes. Soudain nous distinguons quelque chose à la surface du sable, qui se déplace comme une onde. Des milliers de petites araignées de mer sont apparues et se rapprochent de l’eau.
De près, ce sont des petits soldats stressés qui s’enfoncent dans le sable au moindre danger. De loin, c’est une nuée mouvante qui forme des dessins éphémères sur la plage.
Un oiseau repère ce cinéma et se rapproche sans trop de discrétion pour se faire un festin.
Nous traversons maintenant une mangrove, et longeons la côte escarpée. La mer se fracasse sur les rochers, et dans les vagues, des tortues de mer chassent. Nous observons aussi deux petits requins (50cm) surfer dans les vagues. La plus grande tortue mesure plus d’un mètre. Magnifiques, oranges, marrons et rouges, des coquillages sont accrochés à leurs carapaces.
La côte Est diffère de tout ce que nous avons connu en Australie.
D’un côté l’essence est bien moins chère, le téléphone et la 3G passent presque partout et on ne risque pas de faire 300km sans croiser de village, mais d’un autre côté, le tourisme de masse y est légion et l’urbanisation importante. Malgré tout cette journée nous aura procuré un bain de vie sauvage et rassuré sur la préservation de la nature de ce côté de l’Australie !







































Je ne pense pas que vous vouliez m’achever, mais en tous cas c’est fait ! Casoars, tortues, varans, araignées, papillons, du vert du vert du vert, de la plage, des balades, la liberté, l’Australie est un pays formidable (I’ll be back!!), continuez à profiter un maximum comme vous le faites, et nous faire partager vos aventures, votre blog est vraiment, vraiment agréable à suivre !
J’achete!
Merci Avril ! Ca fait plaisir que tu nous suives. T’as vu, cette fois-ci on s’est pas trompés, on a bien dit que c’était le papa casoar qui s’occupait des petits (-: Et oui l’Australie est addictive, on pourra ptêt se rencontrer pour en parler à notre retour (-:
Tom : 900€ Aller / retour (hihi)