Kakadu – Rencontre aborigène

La terre d’Arnhem est un territoire de 97 000 km2 mitoyen avec Kakadu. C’est l’une des plus grandes réserves aborigène d’Australie où ils vivent en communauté et y maintienne la culture.
A l’occasion d’une rencontre culturelle, Simon et Jeff sont venu de leur communauté partager leur culture avec les touristes du Kakadu. Ils nous initient à l’art aborigène, en ponctuant leurs conseils techniques d’histoires du temps du Rève.

Le matériel :
Les pinceaux sont créés à l’aide de tiges de papyrus, dont ils écrasent les fibres au bout. Ensuite ils ne laissent que deux ou trois fibres pour créer les pinceaux les plus fins, qui leur permettent notamment de tracer ces lignes fines et droites.
L’écorce d’eucalyptus est utilisée comme toile (son nom anglais est papier-écorce), car sa texture s’apparente à un papier épais.
Les couleurs viennent du bush, de pierres, racines, baies… Par exemple, le blanc vient de la craie, le bleu vient de baies sauvages et les ocres de la terre.

Le thème :
La culture aborigène s’oriente autour d’un concept, le temps du rève ou dreamtime. Le dreamtime est composé d’histoires mettant en scène des figures importantes depuis la création du monde.
Souvent, ces histoires ont une morale, et expliquent qu’il faut respecter les lois, les coutumes, la nature. Elles donnent aussi des indications pratiques, sur la manière de vivre dans le bush (ne cuisiner ou faire de feu près d’un billabong, comment travailler certaines racines, ne pas manger certains animaux)…

Simon nous a raconté l’histoire de la créatrice Yngala. Venue en Australie au temps où les continent étaient encore reliés, portant sur son dos ses enfants et des paniers, elle s’est arrêtée dans le nord de l’Australie, où elle a créé les montagnes, les plaines, les animaux, etc.
L’un de ses enfants était le serpent arc-en-ciel, l’une des entités les plus importantes de la culture aborigène, qui a notamment créé les rivières et les trous d’eau. (Le serpent arc-en-ciel dormirait sous Uluru, c’est pourquoi ce rocher est si sacré pour les tribus partout en Australie).
Un autre de ses enfants est le « ligthning man » : L’homme-éclair, entité respectée et crainte par les locaux, qui a le pouvoir d’inonder et de provoquer des orages sur ceux qui l’offense. (Lors d’un orage au dessus du rocher où il est représenté, 3000 éclairs par heure ont été comptabilisés à cet endroit, on comprend pourquoi ils avaient peur !)
Ces figures font parties de celles largement représentées sur les escarpements de Kakadu, dans des sites qui ont été occupé par les aborigènes ces derniers 20 000 ans.

Simon nous a expliqué que tout le monde peint, et ces histoires du dreamtime sont souvent racontées sous formes de contes ou de fables. Elles sont stylisées sous formes de dessins ou de gravures, chantées et dansées… Répétées de diverses manières afin d’être transmises aux générations futures.

Ce fût une rencontre intéressante et une vraie initiation à la culture locale, que nous allons approfondir. Bouquins, peintures, didgeridoo, nous sommes en train de nous créer une collection d’art Aborigène !


3 commentaires pour “Kakadu – Rencontre aborigène”

  1. superbe expérience , tu lui a montré que toi aussi tu savais manier le didjeeridoo.

  2. Superbe

  3. 😀