6 mois d’Est en Ouest

05C’est l’heure des bilans…
A mi-parcours de notre année en Australie, il nous reste encore une trotte à parcourir.
Nous avons ajouté 9000km au compteur du van, et nous devons encore en faire au moins 12 000.
Actuellement posés quelques temps à côté de Perth, c’est le moment idéal pour s’arrêter 5 minutes et revenir sur nos expériences.

map

Notre meilleur moment :

Mel :
St Patrick en amoureux à McLaren vale ?
Jouer sous la pluie avec Nico et Phillip lors d’une averse à Melbourne ?
Un tournoi international de poker face aux vignes avec Thibault et Céline ?
Se baigner sous la pluie le 24 décembre au soir ?
Apercevoir un koala, un kangourou, un echidna ?
Il y en a tellement !!

Nico :

Nos rencontres avec les wallabis, koalas, echidnas, lions de mer, varans, lézards, oiseaux en tous genre…

Notre pire moment :

Mel : La panique à Warburton. Un soir installés discrètement pour la nuit… Pour la première fois nous installons la moustiquaire dans le van, dans le noir et dans la chaleur. Je suis dans le van emmêlée dans les couches de tissu pendant que Nico essaie de les organiser de l’extérieur. Tout à coup l’alarme du van retenti dans la nuit après une fausse manip, nous ne retrouvons plus les clefs pour arrêter la sirène qui résonne. Toutes les couches de moustiquaires me tombent sur le visage, et là, à 3cm de mes yeux, une espèce de limace immonde, énorme, dégoutante, horrible se fraie un chemin vers moi AHhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh crise de nerf (-:

Nico : Je pense que les pires moment ont été mes recherches d’emplois. J’ai passé des heures et des heures à marcher dans des rues et autres avenues à entrer dans tous les cafés, restaurants et magasins qui avaient un poste libre et aussi tous ceux qui n’en avaient pas !
Mais sinon, autre que cette chose triviale que de rechercher un taff, mon pire moment aura été juste après la traversée du Nullarbor, on devait se faire une dernière soirée (poker) avec Céline et Thibault sur une « aire d’autoroute » (je mets entre guillemets car elles sont différentes de celles que vous connaissez en France : genre ce n’est même pas goudronné…), nous sommes arrivés les premiers à l’endroit, vers 5h de l’après-midi, j’ai stoppé la voiture et là, pour le peu de temps que nous sommes restés, des dizaines et dizaines de taons venait se cogner contre les vitres de la voiture, cherchant à nous piquer. Je ne me sentais pas très bien, je ne voulais pas ouvrir la voiture en dépit de la chaleur qu’il faisait, c’était super angoissant (genre « les oiseaux » d’Hitchcock).

La pire frousse :

Mel :
Le Nullarbor, fin de journée, après 6h de route, je suis au volant, un camion nous suit et semble vouloir nous doubler.
Il se déporte à droite, puis revient à gauche.
A droite puis à gauche.
Pensant qu’il a du mal à doubler, je déscélère légèrement afin de lui faciliter la tâche.
Il se colle à nous.
Puis se remet sur la voie de droite.
Puis ralenti et nous laisse s’éloigner.
Il se rapproche à nouveau, se remet sur la voie de droite, et ne double pas.
Au bout de 10 minutes de ce manège bizarre, je me demande vraiment quel est son problème (« Mais p*** si veux doubler, double, espèce de boulbe à lunettes pas fraiches !!! »).
Pense t-il que je suis seule dans le van ?
S’amuse-t-il à nous faire peur ?
S’ennuie-t-il tellement toute la journée dans son camion qu’il change de voie pour s’occuper ?
Perdant patiente, je met un gros coup sur l’accélérateur afin de nous éloigner de lui un maximum et nous nous arrêtons 2 km plus loin pour la nuit sur une rest-area hyper fréquentée, heureusement !
Le camion, lui a continué son chemin !

Nico  :
Après-midi à Moana beach, j’obsèrve la plage, les gens, les vagues, et aperçoit, à 1m du bord, à côté d’un gamin qui joue dans l’eau, un aileron dépasser… Frayeur… Aileron ! Requin ! A côté d’un gosse ! Je ne suis pas le seul à le remarquer, les parents de l’enfant le retirent dans l’eau en panique, les personnes aux alentours sortent tous, pour s’apercevoir que c’était en fait l’aileron d’un dauphin !

Les 3 plus belles choses :

Mel :
– Les 12 Apostles,
– Les lacs roses de Cactus beach,
– Les inombrables levés et couchers de soleils dont nous profitons et les ciels étoilés.

Nico :
– Les arbres ! Les pauvres eucalyptus en France ne donnent même pas une idée de ce que peut être une forêt australienne !
– A chaque fois que nous nous sommes aventurés sur des routes non goudronnées, nous avons vu des paysages superbes qui méritaient tous une carte postale (les lacs roses en font parti).
– La Great Ocean Road et ses koalas.

Les 3 moins belles choses :

Mel :
– Les « centres-villes » en taule et autres matériaux sans âmes de certaines villes Australiennes.
– Les mouches et les taons du désert
– Les entrepôts de Brooklyn

Nico :
Mel a tout dit.

Nos 3 villes préférées :

– Melbourne, of course
– Esperance
– Adelaïde

La pire découverte culinaire :

Mel :
Une potatoe and meat pie qui m’a rendue malade, dans un vieux bistro au sol constellé de mouches mortes sur la route du retour de la great Ocean Road. (Et les garçons de me dire, « Mais Mel, tu crois qu’elle vient d’où la viande des pies !!!???) »

N :
Rien, je suis un mange tout, même si c’est pas bon.

La meilleure découverte culinaire :

Mel :
Une parma !

Nico :
Les fast-food qui n’existent pas en France comme Hungry Jacks ou Red Rooster… je sais, c’est pas gégé mais en même temps, ils ont pas vraiment de spécialité ici !

La meilleure boisson :

Mel :
Le bundaberg !

Nico :
+1 !! et la bière aussi…

La pire boisson  :

Mel :
Le shiraz un peu cher qu’on a acheté parce que l’étiquette était belle, et qu’à ce prix-là il doit se démarquer des autres… OK maintenant, on n’achète que sur conseil, on a pas idée de faire du vinaigre à ce prix-là !

Nico :
Oué, le vin est pas génial ici. Pourtant, ils font tout un foin de leurs vins pas bons…

La pire route :

Cel-le q-ui f-ait qu-e t-es d-ents cl-cla-quent s-ans arr-et s-ur Kan-ga-ga-roo Isl-and-d
Sur-tout qu-il f-faut tout re-bou-lon-ner ap-près c-car si-non la voi-tur-e se re-tr-trouve en pi-èces dét-« achées » !

La meilleure route :

Le nullarbor. Le rêve. Une ligne droite, peu de circulation, une visibilité jusqu’à l’horizon devant et derrière pour savoir si tu as le temps de doubler. Manquait plus que le régulateur de vitesses et on pouvait se mater des DVD !

La leçon qu’on en tire :

Mel :
Fermer la bouche quand on descend la vague en body-board ?
Nan, vivre avec peu, dans petit, et en prenant son temps. Y arriver, et s’en contenter et ne manquer de rien pour autant.

Nico :
Les français sont reconnus rudes car ils disent ce qu’il pensent mais je trouve les australiens très hypocrites de ne même pas t’envoyer un texto pour te dire qu’ils te virent de ton travail (bon, ça m’a aidé parfois car j’avais pas envie de leur dire qu’en fait c’est moi qui démissionnait…).
Mais ils sont aussi toujours prêts à donner un coup de main, un conseil, une info, et surtout à faire la fête !


8 commentaires pour “6 mois d’Est en Ouest”

  1. Bonjour nos kangourous,
    Nous regardons régulièrement votre blog pour voir si vous avez mis de nouveaux commentaires; « l’heure des bilans » nous a impressionnés et fait tour à tour, sourire, rigoler, frissonner.
    Nous sommes heureux de voir que votre parcours Austral vous passionne toujours autant, continuez à nous faire part de vos aventures c’est un délicieux plaisir de vous lire à chaque fois.
    Gros bisous Made in France.
    Mum et Dad

  2. allez allez il reste encore des kilometre a découvrir,on pense à vous.hate de vous revoir quand même sa fait un moment !

  3. c’est clair, on a envie de vous revoir grave !!! et que vous nous raconteriez tout ça !!!!!! vite vite le temps !!!! autour de vos photos !!!

  4. Oh la la, c’est marrant comme les pires moments peuvent sembler comiques… pour les autres! entre l’attaque de taons, de limaces, de filets a moustiques et de camions, vous avez du en avoir des frousses, mais qu’est ce que c’est drôle de vous entendre en parler (surtout c’est drôle parce que vous vous en êtes sorti sain et sauf!)

    l’idée de faire un bilan est très bien! ça m’a permis de découvrir un peu plus de vos aventures mais surtout de voir ce que vous en tirez.

    en tout cas, profitez en bien les cocos et surtout, tenez nous au courant pour la suite des aventures! (une newsletter hebdomadaire? Non? comment ça y a pas internet dans le desert?)

    allez, hug comme on dit chez nous!
    merci pour l’effort que vous faites de tout raconter!

  5. SuperCoolMégaTeuf !!
    Pas mal votre calendrier « les dieux du stade » !! Ca m’a bien fait délirer 😉
    Je continue de suivre assidument votre périple (pppffff…. c’est vrai je laisse pas assez de commentaires mais je suis kan même !). Je trouve ca géniale d’avoir roulé, vu, gouté, senti, aimé, écouté, touché, detesté autant de bitunes, insectes, vagues, soleils…
    Je trouve juste qu’il manque un peu de défis: oh con(ggg) Nico tu t’es assagi ou bien ? Mange un cactus !? Surf un requin !? Tu crin dégggggggaiiinnnnn !!!

    Profiter en à fond !!! La route est encore longue, belle et pleins d’aventures. Et nous on est au bout du chemin avec un coeur énorme pour vous accueillir et se faire bercer de vos récits.
    Suerte et besos my konos !!

  6. Ouahhhhh, vous ètes loin et vous avez déjà beaucoup avancé et vous avez fait plein de choses et vous avez appris plein de truc …et vous nous manquez grave mais en même temps qu’est ce que je suis fiére que vous vous démerder si bien…!! Leçon de vie??

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  8. Salut les terriens, toujours autant de bonheur de vous lire, de vous voir vivre avec autant de joie. Que la FORCE soit toujours avec vous. Baîeta